Selon l’agence Mizan, l’homme aurait transmis des informations sensibles à un agent du Mossad, les services de renseignement israéliens. Il est accusé d’avoir fourni des documents classifiés, des enregistrements et du matériel stratégique, ainsi que d’avoir participé à des opérations logistiques impliquant des véhicules piégés, destinées à faciliter des actes de sabotage contre des infrastructures relevant du ministère iranien de la Défense.
Peine capitale, manifestations et risques de dérives judiciaires pour espionnage
Cette exécution intervient après celle d’un autre homme, le 7 janvier, pour des accusations similaires. D’après les organisations de défense des droits humains, douze personnes ont été pendues pour espionnage depuis la guerre de douze jours entre l’Iran et Israël en juin 2025.
Les ONG expriment leur crainte de voir des manifestants récemment arrêtés lors des mouvements de contestation en Iran également condamnés à mort. Si la justice iranienne a évoqué cette possibilité, aucun lien officiel n’a été établi entre l’exécution de mercredi et les manifestations en cours.
La République islamique, qui ne reconnaît pas Israël, l’accuse depuis longtemps de mener des opérations de sabotage contre ses installations nucléaires et d’assassinats ciblés de scientifiques iraniens. Récemment, un message attribué au Mossad, diffusé en persan sur le réseau social X, appelait les protestataires à intensifier leur mobilisation.
Selon l’ONG Iran Human Rights, l’Iran est le deuxième pays au monde en nombre d’exécutions après la Chine, avec au moins 1 500 pendaisons enregistrées l’an dernier. Les défenseurs des droits humains dénoncent régulièrement le risque d’exécutions fondées sur des aveux extorqués sous la contrainte, tandis que de véritables réseaux d’espionnage continueraient, selon eux, à opérer sans être identifiés.