Lors de l’examen, lundi, de la motion de censure déposée à l’initiative du groupe écologiste, le Premier ministre Sébastien Lecornu a vivement critiqué les députés signataires. Il les accuse d’« instrumentaliser les victimes de la canicule ». Dans l’hémicycle, il a dénoncé la présentation de chiffres « présentés comme définitifs alors qu’ils ne le sont pas », ainsi que l’addition de données de nature différente. Selon lui, affirmer que le gouvernement aurait « des morts sur la conscience » ne relève pas d’une alerte mais d’« une faute ».
Il a toutefois souligné qu’il est possible de « contester l’action du gouvernement » sans recourir à ce type de formulations, appelant à distinguer ces accusations des « interrogations légitimes » portant sur l’adaptation du pays au changement climatique.
Une motion de censure jugée politisée par Matignon, affirme Lecornu
Le chef du gouvernement estime par ailleurs que cette initiative ne vise pas réellement à ouvrir un débat sur la canicule. Selon lui, « personne n’est dupe » : la motion servirait surtout à tester les équilibres internes à la gauche et à exercer des pressions politiques en vue de la présidentielle. Il affirme ainsi qu’elle cherche à « éprouver les rapports de force » et à « distribuer des brevets d’opposition ».
Dans ce contexte, la position du Parti socialiste apparaît divisée : son premier secrétaire Olivier Faure soutenait la censure, mais une majorité des députés socialistes ont finalement choisi de ne pas la voter.