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Funérailles nationales de Khamenei à Téhéran : une démonstration d’unité du pouvoir iranien

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Les funérailles nationales de l’ayatollah Ali Khamenei se poursuivent à Téhéran avec une grande prière réunissant les hauts responsables iraniens. Absences remarquées et affichage d’unité marquent la cérémonie.
Funérailles nationales de Khamenei à Téhéran : une démonstration d’unité du pouvoir iranien
La foule ne désemplit pas aux funérailles de l’ayatollah Ali Khamenei.

Au deuxième jour des funérailles nationales de l’ayatollah Ali Khamenei, une grande prière s’est tenue dimanche à la Grande Mosalla de Téhéran, en présence de la majorité des hauts responsables du régime. La cérémonie, brève mais solennelle, a été dirigée par l’ayatollah Ja’far Sobhani, 97 ans, figure religieuse influente de Qom.

Aux premiers rangs figuraient notamment le président Massoud Pezeshkian, le président du Parlement Mohammad Bagher Ghalibaf, ainsi que le commandant de la Force Qods Esmaïl Qaani et le chef des Gardiens de la révolution Ahmad Vahidi. Trois des fils du défunt guide – Massoud, Mostafa et Meysam – ont également assisté à la cérémonie, tandis que Mojtaba Khamenei, désigné successeur et absent de la vie publique depuis sa nomination, n’a pas été aperçu.

Funérailles nationales de Khamenei : une démonstration d’unité politique sur fond d’absence remarquée

Cette séquence funéraire, marquée par une forte affluence et des mesures de sécurité renforcées, se veut une démonstration de cohésion du pouvoir iranien. Toutefois, plusieurs figures politiques majeures de l’histoire récente du pays, comme Mohammad Khatami, Mahmoud Ahmadinejad et Hassan Rohani, n’ont pas été observées lors des cérémonies.

Dans un contexte de tensions régionales et de négociations avec les États-Unis, les autorités cherchent à afficher une unité politique autour de la mémoire d’Ali Khamenei. Le cercueil, exposé sous un drapeau iranien, doit ensuite être acheminé vers Qom puis en Irak, avant l’inhumation prévue à Machhad.

Plusieurs responsables étrangers et représentants de mouvements alliés, dont Mohammed Darwish du Hamas, ont également pris part aux hommages, tandis que certains discours officiels ont réaffirmé la ligne dure de Téhéran vis-à-vis des États-Unis et d’Israël, citant notamment des propos du président du Parlement Ghalibaf sur la « nation iranienne unie dans le deuil ».

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