Le président Volodymyr Zelensky a déclaré lundi 2 février que les dernières attaques russes ciblent principalement les chemins de fer, alors que le pays traverse en plein hiver sa pire crise énergétique, consécutive à une série d’assauts sur des installations liées à l’énergie.
« Comme ces derniers jours, l’armée russe concentre ses efforts sur la terreur visant notre logistique, en priorité le réseau ferroviaire », a écrit Volodymyr Zelensky sur les réseaux sociaux. Selon lui, ces attaques ont touché notamment les voies ferrées des régions de Dnipropetrovsk (centre-est) et de Zaporijjia (sud), deux zones particulièrement visées par l’offensive russe.
Alors que les frappes sur les infrastructures énergétiques restent limitées depuis la semaine dernière, les attaques contre le réseau ferroviaire se multiplient. Le 27 janvier, des drones russes avaient visé un train de voyageurs dans la région de Kharkiv (nord-est), faisant au moins cinq morts selon les autorités ukrainiennes.
Évacuation des civils et transport militaire, déclare Zelensky
Lundi matin, la société ferroviaire publique Ukrzaliznytsia a alerté que plusieurs lignes de l’est du pays devenaient « à risque élevé », recommandant aux passagers de privilégier les bus. Dans la région de Soumy (nord-est), le groupe surveille les menaces de drones et prévoit que les trains s’arrêteront près d’abris antibombes en cas de danger.
« Ils attaquent à la fois le transport de marchandises et celui de passagers. C’est de l’intimidation. Ils frappent, et nous nous défendrons », avait déclaré Volodymyr Zelensky le 29 janvier lors d’une rencontre avec des journalistes. « Le directeur d’Ukrzaliznytsia a pour mission de protéger les gares et les nœuds clés avec l’appui des militaires », avait-il ajouté.
Depuis le début de l’invasion, le réseau ferroviaire ukrainien — troisième plus grand d’Europe avec 23 000 km de voies, derrière l’Allemagne et la France — joue un rôle crucial pour l’évacuation des civils, le transport des troupes et des marchandises. Avec la route, le train reste aujourd’hui le seul moyen de circuler vers l’intérieur ou l’extérieur du pays.