AFRIQUE

Bamako dément toute reprise des relations diplomatiques avec Alger

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A Bamako, le ministère malien des Affaires étrangères a formellement démenti les rumeurs circulant sur les réseaux sociaux concernant le retour de l’ambassadeur du Mali à Alger.
Bamako dément toute reprise des relations diplomatiques avec Alger
Abdoulaye Diop, Ministre des Affaires étrangères du Mali

Dans un communiqué diffusé le jeudi 19 février 2026 à Bamako, le département dirigé par Abdoulaye Diop qualifie ces informations de « totalement fausses et sans fondement » et met en garde contre les tentatives de manipulation de l’opinion publique. Malgré la visite récente du général Tiani en Algérie et le départ de l’imam Mahmoud Dicko vers la Mauritanie, Bamako insiste : aucun rapprochement diplomatique n’est en cours.

Le ministère rappelle que seules les informations officielles publiées via ses canaux certifiés (site web et pages officielles) sont fiables et que la communication sur les mouvements diplomatiques relève exclusivement de sa compétence. Cette mise au point survient dans un contexte de tensions persistantes entre Bamako et Alger, après le rappel des ambassadeurs et des déclarations du président algérien Abdelmadjid Tebboune sur l’« ingratitude » de certains responsables maliens.

Contexte régional et médiation interne à Bamako

Les spéculations sur un rapprochement étaient alimentées par la visite du président nigérien Abdourahamane Tiani en Algérie et par le départ de l’imam Mahmoud Dicko pour la Mauritanie. Le Niger, tout en restant solidaire du Mali et du Burkina Faso au sein de l’Alliance des États du Sahel (AES), a renoué le dialogue avec Alger et signé plusieurs accords de coopération, notamment dans l’énergie et les infrastructures. Bamako, en revanche, maintient ses distances avec le pouvoir algérien.

Parallèlement, l’imam Mahmoud Dicko serait engagé dans une médiation entre différents acteurs maliens, y compris le groupe djihadiste JNIM, pour tenter d’améliorer la sécurité et la vie des populations locales. Cette initiative intervient dans un contexte où les violences et les restrictions affectent plusieurs villes maliennes depuis plusieurs années. Les experts rappellent que la seule puissance militaire ne suffit pas à rétablir la paix sans une attention aux tensions sociales et économiques. Le démenti officiel de Bamako souligne ainsi la prudence nécessaire et la priorité donnée aux informations fiables pour suivre l’évolution de ce dossier diplomatique sensible.

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