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Attaque sur le centre historique d’Odessa : ruines, deuil et traumatismes

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Un nouveau bilan provisoire endeuille Odessa, dans le sud de l’Ukraine. Au moins trois personnes ont été tuées et plusieurs dizaines blessées après des attaques de drones russes ayant frappé le centre-ville dans la nuit. La troisième ville du pays est sous le choc après une offensive d’une rare violence contre son cœur historique. Ce mercredi 28 janvier, une journée de deuil est décrétée. Dans les rues, il ne reste que des ruines… et l’incompréhension des victimes.
Attaque sur le centre historique d’Odessa : ruines, deuil et traumatismes
La cathédrale de la Transfiguration, à Odessa, a été lourdement endommagée par un bombardement

Un centre historique dévasté

Dans le centre ancien, un immeuble à Odessa a été éventré par un drone. Les trois étages se sont effondrés, laissant apparaître l’intimité brisée des familles qui y vivaient : une gazinière, des lambeaux de papier peint, un morceau de fauteuil émergent des gravats.

Face aux décombres à Odessa, une foule silencieuse : voisins abasourdis, pompiers à l’œuvre, humanitaires mobilisés. Au milieu, un homme âgé, les cheveux blancs, reste assis depuis des heures, une couverture de survie sur les épaules. Le regard figé sur les ruines, il attend. C’est ce qu’il reste de l’appartement de sa fille. Elle n’a toujours pas été retrouvée.

Sous ses yeux, les secours progressent lentement, déblayant pierre après pierre. À chaque instant, l’espoir d’un dénouement, ou la crainte du pire.

Des survivants entre traumatisme et exil

Dans une tente humanitaire, Vera, 76 ans, tente de reprendre ses esprits. « Nos vitres ont volé en éclats, les portes ont été soufflées… On a tout recouvert avec des bâches en plastique. On s’en est sortis avec une énorme peur. J’ai dû courir jusqu’au premier étage… »

Blessée, elle souffre d’une commotion cérébrale. À ses côtés, son petit-fils Daniel, orphelin, qu’elle élève seule. « Moi, ça va, je ne suis pas blessé », affirme-t-il.

Mais pour Vera, rester n’est plus une option : « Il faut que je parte d’ici avec lui. Je ne peux plus rester dans cet endroit. Comment aller en Roumanie, s’il vous plaît ? »

Elle interroge son petit-fils sur un départ possible. La réponse est immédiate : « Non. Jamais. Je ne partirai pas. Ici, c’est chez moi. » Vera se laisse une semaine pour décider. Une semaine pour choisir entre l’exil… et l’attachement à une terre devenue champ de ruines.

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