Lors d’une cérémonie à la Maison-Blanche réunissant les familles de victimes d’immigration illégale, Donald Trump a fait une remarque surprenante sur sa propre mortalité. « Je ne sais pas combien de temps je serai encore là. J’ai beaucoup de gens qui en veulent à ma peau, non ? », a-t-il déclaré lundi 23 février, en plein milieu de son discours. Une phrase teintée d’humour noir mais qui faisait écho à un événement dramatique survenu moins de 24 heures plus tôt.
Dans la nuit du 22 au 23 février, Austin Tucker Martin, 21 ans, originaire de Caroline du Nord, a pénétré en voiture le périmètre sécurisé de Mar-a-Lago, armé d’un fusil à pompe et d’un jerrican d’essence. Après avoir été sommé de déposer ses objets par deux agents du Secret Service et un adjoint du shérif de Palm Beach, Martin a obtempéré pour le jerrican mais a levé son fusil. Les trois officiers ont ouvert le feu, le tuant sur le coup. Trump n’était pas présent : il assistait au dîner annuel de la National Governors Association à la Maison-Blanche avec la Première dame Melania Trump.
Une série d’incidents inquiétants pour Trump
Il s’agit du troisième incident de ce type depuis le début de la campagne 2024. En juillet, Thomas Matthew Crooks avait ouvert le feu lors d’un meeting en Pennsylvanie, blessant Trump à l’oreille et tuant un participant. Deux mois plus tard, Ryan Wesley Routh avait été arrêté en embuscade près d’un club de golf à West Palm Beach et vient d’être condamné à la prison à vie.
Le profil de Martin intrigue les enquêteurs. Sa famille l’avait signalé disparu dès le samedi matin. Son cousin l’a décrit comme « un bon gamin » qui « ne ferait pas de mal à une mouche » et qui « ne sait même pas se servir d’un fusil », ajoutant que toute la famille soutient Trump. Selon le Secret Service, l’arme avait été achetée en route depuis la Caroline du Nord ; une boîte de munitions retrouvée dans son véhicule confirme un achat récent. Une fixation récente sur les dossiers Jeffrey Epstein et leur gestion par l’administration Trump pourrait constituer un élément de motivation.
Le FBI a mobilisé toutes ses ressources et sollicité les habitants du voisinage pour récupérer les images de vidéosurveillance. Les premières conclusions sur le mobile devraient être rendues publiques dans les semaines à venir.