Au Chili, le président José Antonio Kast a mis en place une cellule de crise afin de tenter de retrouver la trace d’enfants haïtiens arrivés dans le pays l’année dernière dans des conditions jugées préoccupantes. Les autorités judiciaires enquêtent sur un possible réseau de trafic d’êtres humains visant des ressortissants haïtiens, impliquant potentiellement des compagnies aériennes, des agences de voyages et des avocats.
L’affaire a éclaté après les révélations de la radio chilienne Biobio, s’appuyant sur un rapport de la Cour des comptes faisant état de l’entrée de centaines d’enfants haïtiens sur le territoire en 2025. Des alertes avaient déjà été émises dès 2023 sous le gouvernement de Gabriel Boric.
Au Chili, des centaines d’enfants concernés et des zones d’ombre persistantes
Selon les premiers éléments de l’enquête, ces enfants seraient arrivés dans le cadre de procédures de regroupement familial, à bord de vols charters, accompagnés de douze adultes sans lien de parenté avéré avec eux.
Les autorités font désormais face à une situation alarmante : environ 200 enfants seraient introuvables après leur entrée au Chili. Le président José Antonio Kast a convoqué une réunion d’urgence, affirmant vouloir déterminer « où sont ces enfants, dans quelles conditions ils se trouvent, et comment les protéger s’ils sont en situation de détresse ». Toutefois, les chiffres restent contradictoires, certaines sources évoquant une soixantaine d’enfants disparus, tandis que le parquet appelle à la prudence et poursuit ses vérifications.
Dans ce contexte, sept enfants auraient déjà été localisés à Santiago, tous scolarisés et pris en charge par des adultes identifiés. L’affaire met également en lumière de possibles défaillances de coordination entre les services de l’État chilien.