Les autorités de la Guinée équatoriale ont fermement rejeté la procédure engagée, qu’elles qualifient de violation du droit international et d’atteinte à l’immunité diplomatique de leurs locaux. Dans un contexte de tension croissante avec la France, le vice-président Teodoro Nguema Obiang Mangue a évoqué la possibilité d’expulser l’ambassadeur de France dans un délai de 24 heures si le personnel diplomatique venait à être délogé.
Dans un message publié sur le réseau social X, il dénonce une décision « unilatérale et hostile », estimant qu’elle contrevient aux principes fondamentaux régissant les relations entre États souverains. Malabo menace par ailleurs d’une rupture totale des relations diplomatiques avec Paris.
Guinée équatoriale–France : l’affaire des biens mal acquis au cœur du contentieux judiciaire
Cette crise diplomatique fait suite à la mise en vente aux enchères d’un immeuble situé à Paris, utilisé comme représentation diplomatique équato-guinéenne. Les autorités de Malabo contestent la légalité de cette procédure, affirmant ne reconnaître ni sa validité ni ses effets.
Au cœur du dossier, l’affaire dite des « biens mal acquis » : la justice française a définitivement confisqué ce bien immobilier lié à la famille Obiang. Une législation adoptée en 2021 prévoit que les avoirs saisis dans ce type de contentieux puissent être réaffectés au financement de projets d’intérêt général au bénéfice des populations concernées.