La Russie a fermement condamné l’attaque survenue le 18 juin contre l’aéroport international Diori Hamani de Niamey. Par la voix de la porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Maria Zakharova, Moscou a exprimé sa vive inquiétude face à cette opération attribuée à des groupes terroristes actifs dans la capitale nigérienne.
Dans une déclaration rendue publique samedi, la diplomatie russe a réaffirmé son soutien aux autorités du Niger et dénoncé toute action visant à déstabiliser la situation sécuritaire au sein de la Confédération des États du Sahel (AES), qui regroupe le Niger, le Mali et le Burkina Faso.
La Russie réaffirme son soutien aux autorités nigériennes
Selon Maria Zakharova, la Russie considère le Niger comme un partenaire et suit de près l’évolution de la situation sécuritaire dans le pays. « Nous condamnons avec la plus grande fermeté cette nouvelle incursion de terroristes », a-t-elle déclaré, exprimant la solidarité de Moscou avec les autorités nigériennes dirigées par le président Abdourahamane Tiani ainsi qu’avec la population.
Le ministère russe des Affaires étrangères a insisté sur la nécessité de préserver la stabilité de l’espace sahélien, estimant que ces attaques visent à fragiliser les efforts communs des États membres de l’AES face aux groupes armés.
Une infrastructure stratégique de nouveau ciblée
L’attaque du 18 juin constitue la deuxième visant l’aéroport de Niamey depuis le début de l’année. Cette infrastructure, qui représente un point d’entrée aérien majeur du Niger, abrite également des installations à vocation militaire.
En janvier 2026, des combattants affiliés à l’État islamique au Sahel avaient déjà mené une offensive contre l’aéroport et la base aérienne adjacente, causant d’importants dégâts matériels et révélant la vulnérabilité de ce site stratégique.
La sécurité régionale au cœur des priorités de l’AES
Depuis plusieurs années, le Niger fait face à des attaques récurrentes de groupes djihadistes actifs dans la région sahélienne. Dans ce contexte, les autorités nigériennes ont renforcé leur coopération militaire avec leurs partenaires de l’AES afin de coordonner les opérations de lutte contre ces organisations armées.
Les circonstances précises de l’attaque du 18 juin, ainsi que son bilan, restent en cours d’évaluation par les autorités nigériennes, tandis que les opérations de sécurisation se poursuivent autour des infrastructures sensibles du pays.