Neuf civils ont perdu la vie lors d’une attaque attribuée à Boko Haram dans le village de Milari, situé à environ sept kilomètres de Kousseri, dans la région de l’Extrême-Nord du Cameroun. Le raid, survenu dans la nuit du 2 au 3 juillet, figure parmi les plus meurtriers enregistrés ces derniers mois dans la zone.
Selon des sources sécuritaires, les assaillants ont fait irruption aux environs de minuit, surprenant des habitants endormis. Des tirs de sommation auraient précédé une attaque particulièrement violente, mêlant armes blanches et armes à feu. Le bilan fait état de neuf morts, âgés de 18 à 55 ans, ainsi que de neuf blessés, dont plusieurs grièvement atteints et pris en charge dans des structures sanitaires locales.
Au Cameroun, un climat de vengeance et une insécurité persistante dans la région
Des témoins évoquent une opération d’une rare brutalité, marquée selon eux par une « rage vengeresse » des assaillants. Quelques jours auparavant, les habitants avaient découvert une importante cache d’armes dans les environs, remise par la suite aux autorités. À Milari, certains résidents estiment que cette coopération aurait pu déclencher des représailles.
Cette nouvelle attaque s’inscrit dans un contexte de recrudescence des violences dans le département du Logone-et-Chari, frontalier du Tchad. La psychose gagne les populations locales, selon plusieurs témoignages recueillis sur place. De nombreuses familles limitent désormais leurs déplacements, abandonnent temporairement les champs, les zones de pêche et de pâturage, par crainte de nouvelles attaques, rapporte notamment la presse locale.