Au Mali, après les attaques coordonnées menées le samedi 4 juillet contre plusieurs localités du pays, les affrontements ont repris ce dimanche 5 juillet dans la localité d’Anéfis, au nord. Les combats opposent l’armée malienne, appuyée par des mercenaires russes, à une coalition regroupant des jihadistes affiliés à al-Qaïda et des indépendantistes du Front de libération de l’Azawad (FLA).
À la mi-journée, les groupes rebelles contrôlaient toujours la ville, position stratégique du grand nord, où ils détiennent également des prisonniers de l’armée régulière. De leur côté, les forces armées maliennes et leurs alliés se sont retranchés dans le camp militaire de la localité. Selon plusieurs sources, des hélicoptères envoyés pour évacuer des blessés et acheminer du ravitaillement n’ont pas pu se poser.
Des tirs étaient encore entendus dans la zone en milieu de journée. Une source militaire assure que « tout est mis en œuvre pour contrôler la situation sur place », tandis que les rebelles affirment viser « le contrôle du territoire et le renversement de la junte ».
Tensions à Gao et mouvements militaires dans le reste du Mali
À Gao, principale ville du nord, des détonations ont réveillé les habitants dans la matinée de dimanche. Les débris d’un drone d’attaque ont été retrouvés dans un champ, et au moins un civil aurait été blessé, selon des témoins. Aucune revendication n’a été formulée, mais la tension reste vive dans la zone.
Dans le centre et le sud du pays, aucune opération militaire majeure n’a été signalée au cours de la journée de dimanche. En revanche, à Bamako, plusieurs témoins ont observé dans la nuit de samedi à dimanche l’arrivée d’un convoi de matériel militaire, probablement en provenance d’un pays voisin.