Dans l’État de Borno, dans le nord-est du Nigeria, des hommes armés ont mené lundi 29 juin une nouvelle opération d’enlèvement de grande ampleur dans une école secondaire. Les assaillants ont fait irruption dans l’établissement de la ville de Lassa, dans le district d’Askira-Uba, alors que des lycéens passaient leur examen national de biologie. Selon les témoignages, les élèves ont été encerclés en pleine salle de classe par des hommes armés, présumés appartenir à l’organisation État islamique en Afrique de l’Ouest (Iswap).
L’attaque a fait au moins trois morts, dont un soldat, d’après les autorités. La presse nigériane fait état d’au moins 37 parents n’ayant pas retrouvé leur enfant sur les registres officiels. Les forces armées ont toutefois indiqué que des opérations de ratissage dans une forêt voisine ont permis de secourir dix victimes.
Au Nigeria, une insécurité persistante et des mesures d’urgence
Selon plusieurs sources locales, les assaillants s’étaient infiltrés dans la communauté dès le dimanche précédent, profitant de la tenue d’un marché pour se fondre dans la population en se faisant passer pour des commerçants ou des agents forestiers.
Face à cette nouvelle attaque, les autorités régionales ont ordonné la fermeture des écoles du district d’Askira-Uba jusqu’à nouvel ordre. Certains élèves pourront poursuivre leurs examens dans d’autres établissements. Ce nouvel épisode survient moins de 24 heures après un autre enlèvement dans la même zone, au cours duquel plusieurs femmes et deux bébés avaient été kidnappés alors qu’ils travaillaient dans leurs champs.