En marge d’une rencontre à Pékin entre le président chinois Xi Jinping et son homologue américain Donald Trump, la Chine a appelé vendredi 15 mai à un cessez-le-feu total au Moyen-Orient ainsi qu’à la réouverture « dès que possible » du détroit d’Ormuz, point stratégique du commerce pétrolier mondial. De son côté, Donald Trump a affirmé « perdre patience » avec l’Iran, tout en indiquant qu’un accord avec Xi Jinping avait été trouvé sur le fait que Téhéran ne devait pas accéder à l’arme nucléaire.
Lors de cette visite officielle en Chine, le président américain a également assuré que son homologue chinois lui avait promis que Pékin ne fournirait aucun matériel militaire à l’Iran. Xi Jinping aurait par ailleurs exprimé son souhait de voir le détroit d’Ormuz rouvert, se disant prêt à contribuer à toute initiative diplomatique. Dans le même temps, l’Iran a annoncé avoir autorisé le passage de certains navires chinois dans le détroit, sous conditions.
Liban, Iran : violences persistantes et ouverture diplomatique fragile au Moyen-Orient
Sur le terrain, la situation reste tendue au Liban malgré le cessez-le-feu instauré le 17 avril. Les frappes israéliennes se poursuivent, notamment dans le sud du pays, bastion du Hezbollah, et ont causé au moins 22 morts le 13 mai. Depuis un mois, les violations répétées de la trêve ont fait plus de 400 victimes.
Dans ce contexte, Téhéran tente de maintenir une ouverture diplomatique. Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a déclaré depuis New Delhi que l’Iran acceptait le passage de navires de pays non belligérants dans le détroit d’Ormuz et se disait ouvert à une médiation chinoise. Il a toutefois affirmé que l’Iran n’avait « aucune confiance » envers les États-Unis et n’accepterait de négocier qu’avec des interlocuteurs jugés sérieux.
Enfin, la situation intérieure iranienne reste marquée par la répression. Les médias d’État ont annoncé l’exécution de Mohammad Abbasi, un manifestant arrêté lors des protestations de janvier, portant à 14 le nombre d’exécutions liées à ce mouvement depuis le début de l’année, selon des ONG.