AFRIQUE

Niger : fin d’un long bras de fer avec les compagnies pétrolières chinoises

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Le Niger met fin à son différend avec les sociétés pétrolières chinoises, dont la CNPC, avec la signature de nouveaux accords portant sur des investissements, le transport du pétrole et la gouvernance du secteur.
Niger : fin d'un long bras de fer avec les compagnies pétrolières chinoises
Des ouvriers nigériens et chinois sur le chantier d'un oléoduc

Au Niger, les autorités annoncent la résolution du différend qui les opposait depuis près de trois ans aux sociétés chinoises actives dans l’exploitation et le transport du pétrole. Des négociations étaient engagées depuis environ un an, dans un contexte de fortes tensions apparues après l’arrivée au pouvoir du général Tiani. Les relations s’étaient progressivement détériorées, les militaires dénonçant une perte de confiance et affirmant leur volonté de mieux contrôler la rente pétrolière nationale.

Niamey avait notamment accusé les opérateurs chinois de ne pas respecter la réglementation locale et réclamé à la CNPC (China National Petroleum Corporation) le paiement d’arriérés fiscaux. Au plus fort de la crise, plusieurs responsables et employés chinois avaient été priés de quitter le pays, tandis que la CNPC avait été contrainte de libérer ses locaux situés dans le complexe Solux.

Au Niger, des accords économiques ambitieux mais contestés sur leur portée

La normalisation est désormais officialisée avec l’annonce d’une série d’accords. Ceux-ci prévoient notamment un investissement d’un milliard de dollars destiné à relancer deux projets pétroliers, avec une production pouvant atteindre 145 000 barils par jour d’ici 2029 selon les autorités nigériennes. Autre mesure clé : une prise de participation de 45 % du Niger dans Wapco, filiale de la CNPC chargée du transport du brut par pipeline, ainsi qu’une augmentation des postes réservés aux travailleurs nigériens.

Mais ces annonces sont accueillies avec prudence par certains observateurs du secteur. Selon eux, plusieurs dispositions figuraient déjà dans les contrats existants sans avoir été pleinement appliquées. Pour ces acteurs, l’accord a surtout le mérite de mettre fin à une situation de blocage prolongé, préjudiciable aux deux parties.

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