Malgré l’opposition du Hezbollah et de ses alliés, des délégations israélienne et libanaise se retrouvent jeudi à Washington pour une troisième session de discussions directes. Ces échanges interviennent dans un contexte particulièrement tendu, marqué par de récents raids israéliens ayant fait plusieurs victimes au Liban.
Les négociateurs des deux pays, qui n’entretiennent pas de relations diplomatiques, doivent se réunir à partir du 14 mai dans la capitale américaine, à quelques jours de l’expiration d’un cessez-le-feu de plus en plus fragile. Sur le terrain, l’armée israélienne affirme avoir ciblé des positions du Hezbollah dans le sud du Liban, après des ordres d’évacuation dans plusieurs villages. Les autorités libanaises, via l’Agence nationale d’information, font état de bombardements et de lourds bilans humains récents.
Washington pousse pour une stabilisation du cessez-le-feu
Ces discussions s’inscrivent dans la continuité d’un processus amorcé fin avril à Washington, où des responsables américains avaient évoqué une possible prolongation de la trêve et une perspective de rapprochement entre les deux pays. Toutefois, aucune rencontre politique de haut niveau n’a eu lieu depuis, les divergences restant importantes sur les conditions de sécurité.
Le Liban cherche avant tout une consolidation du cessez-le-feu et la fin des violences, selon des sources proches des négociations. De son côté, le Hezbollah rejette fermement ces pourparlers, dénonçant des concessions unilatérales. Washington, qui soutient la souveraineté libanaise tout en appelant au désarmement du Hezbollah, considère ces discussions comme un moyen de rééquilibrer la situation sécuritaire à la frontière israélo-libanaise.