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Corée du Sud : Yoon Suk Yeol condamné à 07 ans de prison en appel

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La Cour d’appel de Séoul a alourdi à sept ans de prison la peine de l’ancien président Yoon Suk Yeol pour entrave à la justice, dans un contexte de multiples poursuites judiciaires.
Corée du Sud : Yoon Suk Yeol condamné à 07 ans de prison en appel
L'ancien président de la Corée du Sud, Yoon Suk Yeol @Agence de presse Yonhap

L’ancien président sud-coréen Yoon Suk Yeol a été condamné mercredi 29 avril à sept ans de prison par la Cour d’appel de Séoul pour entrave à la justice, une sanction plus sévère que les cinq années d’emprisonnement prononcées en première instance en janvier. La juridiction d’appel a estimé que les actes de l’ex-chef de l’État étaient « tout à fait répréhensibles », jugeant qu’il avait mobilisé de manière illégale les services de sécurité présidentielle pour faire obstacle à l’exécution des mandats d’arrêt lancés contre lui.

Lors du procès initial, le tribunal avait retenu que Yoon Suk Yeol avait utilisé des agents chargés de sa protection comme un véritable rempart personnel afin d’empêcher son interpellation, dans le sillage des enquêtes ouvertes après sa tentative controversée d’imposer la loi martiale en décembre 2024. Les magistrats d’appel ont confirmé la gravité de ces faits, tout en considérant que l’ancien président avait en outre abusé de son autorité et porté atteinte au fonctionnement normal de l’État de droit.

Yoon Suk Yeol condamné : plusieurs autres procédures judiciaires toujours en cours

Cette condamnation s’inscrit dans un ensemble plus vaste de poursuites visant l’ancien dirigeant conservateur. Après le jugement de première instance, les deux camps avaient contesté la décision : la défense dénonçait une « enquête illégale » et contestait la validité des mandats d’arrêt, tandis que les procureurs spéciaux réclamaient un durcissement de la peine à dix ans de prison au regard de la « gravité » des accusations. La Cour d’appel a finalement suivi en partie les réquisitions du parquet en alourdissant la sentence.

Vêtu d’un costume noir et d’une chemise blanche, Yoon Suk Yeol est resté impassible à l’énoncé du verdict. Déjà détenu depuis plusieurs mois, il fait face à une série d’autres procès liés à sa brève proclamation de la loi martiale. Dans une troisième procédure distincte, le parquet sud-coréen a par ailleurs requis vendredi dernier trente ans de réclusion contre lui pour « actes au profit de l’ennemi », l’accusant d’avoir ordonné en 2024 l’envoi de drones militaires au-dessus de la Corée du Nord afin de provoquer une escalade des tensions régionales.

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