EUROPE

Affaire Mandelson : Keir Starmer face à un vote explosif sur une enquête parlementaire

EUROPE
Le Premier ministre britannique Keir Starmer affronte un vote décisif aux Communes sur l’ouverture d’une enquête parlementaire liée à la nomination controversée de Peter Mandelson.
Affaire Mandelson : Keir Starmer face à un vote explosif sur une enquête parlementaire
Keir Starmer, Premier ministre du Royaume-Uni

Les députés britanniques doivent se prononcer mardi sur l’ouverture ou non d’une enquête parlementaire visant le Premier ministre Keir Starmer, accusé d’avoir potentiellement induit en erreur la Chambre des communes dans le dossier de la nomination de Peter Mandelson à Washington. Cette procédure, validée par le speaker Lindsay Hoyle à la demande de plusieurs élus, dont la cheffe conservatrice Kemi Badenoch, pourrait déboucher sur une saisine du Comité des privilèges, chargé d’examiner les cas de tromperie envers le Parlement.

Au cœur de la controverse : la déclaration répétée de Keir Starmer selon laquelle « toute la procédure avait été respectée » lors de cette nomination. Or, des révélations de presse puis des documents gouvernementaux ont établi que le ministère britannique des Affaires étrangères avait accordé en janvier 2025 une habilitation de sécurité à Peter Mandelson malgré les fortes réserves du service chargé de vérifier ses antécédents. Une décision qui alimente désormais les soupçons d’irrégularités et de dissimulation au sommet de l’État.

Affaire Mandelson : pressions politiques et témoignages accablants fragilisent Downing Street

Keir Starmer affirme n’avoir découvert que tardivement les objections formulées contre cette nomination et assure qu’aucune pression n’a été exercée par Downing Street sur les diplomates. Pour tenter de contenir la crise, il a limogé le plus haut fonctionnaire du Foreign Office, accusé de ne pas l’avoir informé, tout en dénonçant une manœuvre politique orchestrée par l’opposition. Le chef du gouvernement a également mobilisé sa majorité travailliste afin de faire barrage à la motion soumise au vote mardi.

Mais la pression ne retombe pas. Mardi également, son ancien directeur de cabinet, Morgan McSweeney, appelé à témoigner devant une commission parlementaire, a reconnu avoir soutenu la désignation de Peter Mandelson, qualifiant ce choix de « grave erreur de jugement », tout en niant tout contournement formel des procédures. Dans le même temps, plusieurs hauts responsables administratifs ont évoqué un climat d’insistance de la part de Downing Street pour accélérer la validation du dossier.

Cette nouvelle séquence fragilise davantage un Premier ministre déjà éclaboussé depuis le limogeage de Peter Mandelson en septembre 2025, après des révélations sur ses liens avec Jeffrey Epstein. Une enquête policière vise en outre l’ancien ambassadeur pour de possibles fautes commises dans l’exercice de fonctions ministérielles passées. Le parallèle est désormais ouvertement fait à Westminster avec le précédent de Boris Johnson, poussé vers la sortie après l’enquête parlementaire du « Partygate ».

L'INFO EN CONTINU

Toute l'actualité

À LIRE ENSUITE

LES PLUS LUS