S’exprimant devant les travailleurs du secteur pétrolier de l’État d’Anzoátegui, dans l’est du pays, elle a exhorté Washington à se tenir à l’écart des affaires internes du Venezuela. « Assez des injonctions de puissances étrangères. Nos différends doivent être réglés par les Vénézuéliens eux-mêmes », a-t-elle martelé, dénonçant les conséquences lourdes du fascisme et de l’extrémisme sur la stabilité nationale.
Une prise de pouvoir dans un contexte de crise
Delcy Rodríguez a été investie cheffe de l’État par intérim le 5 janvier, à la suite de la capture du président socialiste Nicolás Maduro par les États-Unis lors d’une opération militaire à Caracas. Dans la foulée, Donald Trump avait annoncé que Washington entendait désormais « dicter » les orientations politiques du Venezuela.
Depuis son arrivée au pouvoir, la dirigeante par intérim, sous pression américaine, a engagé plusieurs réformes majeures, notamment la signature d’accords pétroliers avec les États-Unis, une réforme législative incluant une loi sur les hydrocarbures, la libération de prisonniers politiques et l’ouverture de discussions avec l’opposition.
Un rapprochement diplomatique en préparation
La semaine dernière, la Maison Blanche a annoncé son intention d’inviter Delcy Rodríguez aux États-Unis, sans préciser de date, à la suite d’un entretien téléphonique entre elle et Donald Trump. Cette initiative intervient dans un contexte de rapprochement diplomatique marqué par plusieurs déclarations élogieuses du président américain à l’égard de la dirigeante vénézuélienne.