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Giorgia Meloni fustige la gauche radicale après l’arrestation de Nicolás Maduro

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La Première ministre italienne a vivement critiqué la gauche radicale, qu’elle accuse de défendre l’ancien dirigeant vénézuélien Nicolás Maduro. Selon Giorgia Meloni, ce courant politique refuse de reconnaître la misère sociale et l’oppression subies par la population vénézuélienne.
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Giorgia Meloni, présidente du Conseil des ministres d'Italie

Vendredi, lors d’une conférence de presse organisée par le Conseil national de l’Ordre des journalistes, la cheffe du gouvernement italien, Giorgia Meloni a exprimé son indignation à l’égard de ceux qui continuent de soutenir Nicolás Maduro après son arrestation par les forces américaines, comme le rapporte Valeurs actuelles.

Un tableau social alarmant du Venezuela

Pour Giorgia Meloni, la situation du Venezuela est la conséquence directe des orientations politiques menées ces dernières années. Elle a décrit une crise sociale profonde, évoquant notamment le niveau extrêmement bas des salaires et les difficultés d’accès à l’éducation.

« Au Venezuela, un enseignant gagne deux dollars par mois, auxquels s’ajoutent des primes qui portent le salaire à cent soixante dollars mensuels. Il arrive que les enfants n’aillent à l’école que deux jours par semaine. Il existe objectivement une pauvreté généralisée », a-t-elle déclaré.

Une charge contre la gauche italienne

La Première ministre italienne a ensuite ciblé la gauche de son pays. Selon elle, les mobilisations syndicales de l’extrême gauche traduisent une vision idéologique déconnectée de la réalité.

« C’est un monde dans lequel ce n’est pas l’idéologie qui s’adapte à la réalité, mais la réalité qui se plie à l’idéologie », a-t-elle affirmé, jugeant « surréaliste » de voir des militants italiens d’extrême gauche expliquer aux exilés vénézuéliens ce que signifie être vénézuélien. Elle a conclu en accusant la gauche d’être « toujours du mauvais côté de l’Histoire ».

Des réactions contrastées en France

En France, l’arrestation de Nicolás Maduro a ravivé les divisions au sein de la gauche politique. Plusieurs responsables, de Jean-Luc Mélenchon à Olivier Faure, en passant par Fabien Roussel, ont condamné l’intervention militaire menée au Venezuela.

Le secrétaire national du Parti communiste a notamment dénoncé une « agression impérialiste » et appelé la France à défendre fermement le respect du droit international.

Jean-Luc Mélenchon appelle à la résistance

Samedi, lors d’une manifestation organisée à Lyon pour dénoncer l’arrestation de Nicolás Maduro par Washington, Jean-Luc Mélenchon a appelé le peuple vénézuélien à se défendre, y compris « les armes à la main » si nécessaire.

Le leader de La France insoumise a qualifié l’opération américaine de « gravité exceptionnelle », affirmant qu’« on n’avait pas vu depuis longtemps l’enlèvement d’un chef d’État en exercice ».

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