Le débat autour de la gouvernance de la FIFA continue d’alimenter les discussions. Après l’abandon du projet visant à faire entrer des investisseurs privés dans les activités commerciales de l’instance, Arsène Wenger a pris position en faveur de cette décision.
L’ancien entraîneur d’Arsenal estime que cette marche arrière était indispensable afin de préserver l’indépendance de l’organisation chargée de diriger le football mondial.
Arsène Wenger défend une FIFA indépendante
Directeur du développement du football mondial depuis 2019, Arsène Wenger a affirmé mardi que l’abandon du projet était « absolument nécessaire ». Selon lui, la FIFA doit rester une institution indépendante, guidée par l’engagement envers le football, la transparence et l’intégrité.
Le technicien français a également précisé qu’il n’avait participé à aucune étape de ce dossier. Il assure avoir découvert son existence par voie de presse. En parallèle de ses fonctions à la FIFA, Wenger siège aussi comme conseiller technique au sein de l’Ifab, l’organisme responsable des Lois du Jeu.
Une opposition grandissante face au projet
Le projet, porté par le président Gianni Infantino, prévoyait la création d’une société extérieure chargée de gérer les activités commerciales de la FIFA ainsi que des compétitions majeures, notamment les Coupes du monde, avec l’appui d’investisseurs privés.
Révélée publiquement la semaine dernière, cette initiative a rapidement suscité une forte contestation. Plusieurs acteurs influents du football, dont l’UEFA, ont exprimé leur désaccord. Face à cette pression, la FIFA a finalement renoncé définitivement au projet dans la nuit de vendredi à samedi.
Dans un courrier adressé mardi aux employés de l’organisation et consulté par l’AFP, le secrétaire général Mattias Grafström a évoqué « une série d’événements tristes et condamnables », tout en saluant l’abandon définitif de cette réforme.
Gianni Infantino confronté à un isolement croissant
Cette séquence fragilise un peu plus Gianni Infantino. Vendredi, son principal conseiller, Carlos Cordeiro, a quitté ses fonctions en expliquant s’opposer « catégoriquement » au projet.
À quelques mois de l’élection présidentielle prévue en mars 2027 à Rabat, le dirigeant suisse reste pour l’instant le seul candidat officiellement déclaré. Toutefois, plusieurs fédérations européennes ont déjà retiré leur soutien. La Finlande, le pays de Galles, la Serbie et la Suède figurent parmi les premières à prendre leurs distances.
Une gouvernance sous surveillance
Le retrait de ce projet marque un revers important pour Gianni Infantino et relance les interrogations sur la gouvernance de la FIFA. Les prises de position d’Arsène Wenger et de plusieurs responsables du football illustrent la volonté d’une partie des acteurs de préserver l’autonomie de l’instance, alors que l’élection présidentielle de 2027 s’annonce déjà comme un rendez-vous stratégique pour l’avenir du football mondial.