L’avenir de la bande de Gaza reste au cœur des tensions diplomatiques. Malgré une proposition soutenue par les États-Unis et acceptée par le Hamas, le gouvernement israélien refuse d’y souscrire. Benyamin Netanyahu a confirmé publiquement sa position en réaffirmant les conditions fixées par Israël.
Israël refuse le projet américain sur Gaza
Dans une vidéo publiée dans la nuit du 4 au 5 août, Benyamin Netanyahu a indiqué qu’Israël n’avait pas validé le plan transmis par l’administration du président américain Donald Trump. Selon le Premier ministre israélien, les États-Unis pensent pouvoir obtenir le désarmement du Hamas et la démilitarisation de Gaza, une hypothèse que son gouvernement dit continuer d’examiner.
Le dirigeant israélien a toutefois précisé que le document proposé ne correspondait pas aux attentes de son pays. Israël a donc renvoyé ses propres remarques à Washington sans donner son accord au texte présenté.
Aucun retrait israélien sans désarmement du Hamas
Le chef du gouvernement israélien maintient une condition qu’il juge indispensable : les forces israéliennes resteront déployées dans leurs positions actuelles tant que le Hamas n’aura pas été totalement désarmé.
Le projet soutenu par la Maison Blanche prévoyait un retrait partiel de l’armée israélienne. D’après ce scénario, les forces présentes dans environ 60 % de la bande de Gaza auraient réduit leur présence à près de 50 %. Cette disposition avait été acceptée par le Hamas, mais rejetée par Israël.
Une décision influencée par le contexte politique
Ce refus intervient malgré les échanges menés en début de semaine entre le gouvernement israélien et le Conseil de la Paix, une instance créée par Donald Trump afin de préparer l’après-guerre à Gaza. La rencontre organisée le 3 août avec Benyamin Netanyahu n’a pas permis de rapprocher les positions.
Sur le plan intérieur, le Premier ministre fait face à une forte pression politique. En pleine campagne électorale, il doit également composer avec les partis d’extrême droite de sa coalition, qui réclament le rejet officiel de cet accord lors d’un vote gouvernemental.
De son côté, le Hamas avait annoncé vendredi accepter le principe d’un accord présenté par Donald Trump. Selon la version diffusée par le Conseil de la Paix, celui-ci prévoyait l’arrêt des opérations militaires, un désarmement progressif du mouvement islamiste palestinien ainsi qu’un retrait graduel des forces israéliennes.
Par ailleurs, Benyamin Netanyahu reste visé par un mandat d’arrêt de la Cour pénale internationale pour des accusations de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité liées au conflit dans la bande de Gaza.
Une impasse diplomatique qui perdure
Le désaccord entre Israël et les États-Unis illustre les difficultés à trouver un compromis sur l’avenir de Gaza. Tant que les conditions posées par Benyamin Netanyahu et les propositions soutenues par Washington resteront incompatibles, les perspectives d’un accord demeureront très incertaines.