L’administration américaine a finalement abandonné l’idée d’un système de caution financière pour l’obtention de visas touristiques durant la Coupe du monde 2026. Cette mesure, envisagée depuis l’été 2025, prévoyait d’imposer aux ressortissants d’une cinquantaine de pays considérés comme « à risque de dépassement de séjour » le dépôt d’une garantie comprise entre 5 000 et 15 000 dollars, remboursable au retour. Les Français n’étaient pas concernés par ce dispositif.
À l’approche du tournoi, organisé du 11 juin au 19 juillet dans 23 villes réparties entre les États-Unis, le Canada et le Mexique, Washington a décidé de faire marche arrière. La Fédération internationale de football (FIFA) a salué cette décision, y voyant le fruit d’une coopération avec les autorités américaines et le groupe de travail de la Maison Blanche. Selon le département d’État, la caution ne sera désormais appliquée que dans des cas très limités. Elle est notamment levée pour les membres des équipes et pour les supporters munis de billets officiels via le « FIFA Pass », dispositif de visa accéléré encore peu utilisé.
Aux Etats-Unis, un assouplissement ciblé dans un contexte de tensions sur le tourisme international
Certains pays initialement concernés, comme la Côte d’Ivoire, le Sénégal ou encore la Tunisie, voient donc leurs supporters exemptés de cette garantie financière dès lors qu’ils entrent dans le cadre du Mondial ou du dispositif officiel. En revanche, les autres voyageurs issus de ces mêmes pays restent soumis à la procédure de caution pour les séjours touristiques classiques.
Deux nations qualifiées, Haïti et l’Iran, font face à des restrictions beaucoup plus strictes, allant jusqu’à des interdictions quasi totales d’entrée. Dans ce contexte, des analyses estiment même que certaines sélections pourraient évoluer sans soutien de leurs supporters sur place, la contrainte financière représentant pour certains pays un niveau équivalent à plusieurs années de revenus moyens.
Au-delà du sport, cette décision intervient dans un climat marqué par un recul du tourisme international aux États-Unis. Le pays a enregistré une baisse des arrivées étrangères et anticipe malgré tout environ 1,2 million de visiteurs pour la compétition. Entre hausse des coûts de voyage, durcissement de certaines règles d’entrée et inquiétudes politiques, l’attractivité de la destination américaine apparaît sous pression à l’approche du Mondial.