Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a affirmé jeudi qu’aucune levée de sanctions internationales contre l’Iran ne serait envisageable tant que le détroit d’Ormuz resterait fermé. Intervenant sur RTL, il a estimé que les demandes de Téhéran visant un allègement des sanctions en échange d’avancées sur son programme nucléaire ne pouvaient être satisfaites dans le contexte actuel.
« Il est hors de question que la moindre sanction puisse être levée tant qu’un détroit comme celui d’Ormuz sera bloqué », a-t-il insisté, rappelant que ce passage stratégique constitue « un bien commun de l’humanité » qui ne peut être ni fermé, ni soumis à des péages ou à des pressions politiques.
Tensions autour du nucléaire iranien et hypothèse d’un accord en discussion
Jean-Noël Barrot a également souligné qu’aucune solution politique durable au Proche et au Moyen-Orient ne serait possible sans un changement de posture de l’Iran, appelant à des « concessions majeures » de la part du régime de Téhéran.
Ces déclarations interviennent alors que des discussions sur un éventuel accord international circulent. Selon des informations relayées par Axios, un projet de protocole évoquerait un moratoire sur l’enrichissement nucléaire iranien, en échange d’une levée progressive des sanctions américaines et du dégel de fonds iraniens. Le président américain Donald Trump a, de son côté, évoqué la possibilité d’un accord de paix avec l’Iran.
Par ailleurs, Téhéran a nié toute implication dans une explosion survenue sur un cargo sud-coréen dans le détroit d’Ormuz, rejetant catégoriquement les accusations formulées à son encontre.