Depuis ce lundi 22 juin 2026, 49 départements français sont placés en vigilance rouge canicule, un niveau inédit qui concerne près de 35 millions de personnes, soit plus de 90 % de la population. Cette situation s’inscrit dans un épisode de chaleur extrême qui touche simultanément une large partie de l’Europe de l’Ouest, de l’Espagne à l’Allemagne, en passant par l’Italie, le Portugal, la Belgique, les Pays-Bas et le Royaume-Uni.
Les températures continuent de grimper, atteignant déjà 40 à 41 °C dans plusieurs zones, avec des pics possibles de 42 à 43 °C attendus d’ici mercredi ou jeudi. Selon les climatologues, il s’agit d’un phénomène d’ampleur continentale inédit, caractérisé par sa durée et son intensité. À Paris, les nuits restent particulièrement éprouvantes, avec des minimales qui pourraient ne pas descendre sous les 25 à 26 °C.
Vague de chaleur : des impacts majeurs sur les transports, la santé et la vie quotidienne
Les effets de cette canicule se font déjà fortement sentir en France. En Île-de-France, les autorités recommandent de limiter les déplacements et de privilégier le télétravail, alors que les transports connaissent d’importantes perturbations. Les infrastructures ferroviaires, sensibles aux fortes chaleurs, subissent des dégradations et des suppressions de trafic, notamment avec un train sur dix annulé dans la région.
Dans le reste du pays, la situation sanitaire et sociale se tend également. Les services d’urgence enregistrent une hausse marquée des appels, tandis que plusieurs établissements scolaires ont été fermés ou aménagés. Les conséquences humaines sont déjà lourdes, avec plusieurs décès liés à la chaleur et à la baignade. Les autorités sanitaires rappellent que l’ensemble de la population est exposé à un risque réel, dans un contexte où ces épisodes extrêmes devraient s’intensifier sous l’effet du changement climatique.