La Russie affirme que l’armée ukrainienne a endommagé, dans la nuit du dimanche 5 au lundi 6 avril 2026, un terminal pétrolier situé en mer Noire. De son côté, Kiev reconnaît avoir ciblé le port russe de Novorossiïsk, tout en niant toute implication dans une attaque visant le pipeline concerné. Dans ce climat de tensions accrues, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a déclaré avoir transmis à Moscou, via des intermédiaires américains, une proposition de trêve portant sur les infrastructures énergétiques.
Dans son allocution du lundi 6 avril, il a précisé : « Si la Russie est prête à arrêter de frapper notre secteur énergétique, nous serons prêts à faire de même. Et cette proposition de notre part – transmise par les Américains – a été communiquée à la partie russe ». Cette initiative impliquerait un arrêt réciproque des attaques contre les installations énergétiques, alors que Kiev appelle parallèlement ses partenaires à maintenir la pression sur Moscou à travers des sanctions renforcées, notamment sur le transport pétrolier et les équipements à usage militaire.
A Moscou, une guerre de l’énergie au cœur du conflit
Sur le terrain, l’Ukraine poursuit ses frappes contre les infrastructures pétrolières russes, ciblant ces derniers jours plusieurs terminaux en Baltique et en mer Noire, dont Ust-Luga, Primorsk et Novorossiïsk, ainsi que des raffineries. L’objectif affiché est d’affaiblir une source essentielle de revenus pour Moscou, qui finance en partie son effort de guerre.
Malgré ces attaques répétées et une intensification des combats, les avancées russes sur le front restent limitées et s’accompagnent de lourdes pertes. Pour autant, Moscou ne manifeste pas d’ouverture à une reprise des négociations, maintenant une position ferme face aux propositions de cessez-le-feu.