Le président du Musée du Louvre, Christophe Leribault, a dressé un constat alarmant sur l’état du plus grand musée du monde, estimant qu’il est aujourd’hui « à bout de souffle ». Auditionné au Sénat ce mercredi 17 juin, il a souligné la vétusté avancée des équipements et des infrastructures, arrivés selon lui en fin de cycle.
Dans un contexte aggravé par le vol de joyaux de la Couronne survenu en octobre, qui a mis en évidence des failles de sécurité, le dirigeant évoque une situation critique marquée par des urgences techniques multiples et un besoin massif de financements. Il parle d’un « mur d’investissements » à franchir pour engager la modernisation du site.
Le vaste projet de rénovation baptisé « Louvre Nouvelle Renaissance », estimé à plus d’un milliard d’euros, est présenté comme indispensable pour assurer la pérennité du musée. Plus de 10 000 vases grecs devront notamment être déplacés afin de permettre des travaux dans une des ailes du bâtiment.
Musée de Louvre : une modernisation de la sécurité et un chantier organisationnel en cours
Sur le plan sécuritaire, la direction affirme avoir pris des mesures d’urgence après le cambriolage d’octobre, notamment l’ajout de caméras dans des zones sensibles. Cependant, Christophe Leribault insiste sur la nécessité d’une refonte structurelle complète du système de surveillance, avec la mise en place prévue en janvier 2027 d’une nouvelle vidéosurveillance périmétrique.
Un nouveau centre de commandement de la sécurité doit également être créé dès octobre, dans le cadre d’une réorganisation plus large. Le poste de coordinateur sécurité a été confié à Olivier Goupil, ancien commissaire divisionnaire et ex-responsable de la sécurité à la RATP.
Le président du musée souligne enfin que le traumatisme lié au vol reste encore très présent au sein des équipes, tandis que la transformation globale du Louvre s’annonce longue et coûteuse.