En République démocratique du Congo (RDC), l’épidémie de maladie à virus Ebola, déclarée le 15 mai, continue de progresser. Les autorités sanitaires ont recensé plus de 1.000 cas de contamination et plus de 250 décès à ce stade, dans un contexte de forte mobilisation des services de santé pour tenter de contenir la propagation du virus.
Un premier cas détecté en France sous surveillance stricte
Pour la première fois, un cas d’Ebola a été confirmé sur le territoire français chez un médecin récemment revenu de mission humanitaire en RDC. Le ministère de la Santé a annoncé l’identification d’un cas positif en métropole, précisant que le patient a été immédiatement pris en charge dans un établissement spécialisé et se trouve dans un état stable.
Les autorités indiquent que le malade est isolé dans une structure de référence appliquant des protocoles stricts de sécurité biologique, notamment en chambre à pression négative. Une enquête épidémiologique est en cours afin d’identifier les personnes ayant été en contact avec lui. Ces dernières seront contactées rapidement, placées en isolement à domicile pendant 21 jours et suivies de manière étroite par les agences régionales de santé.
Selon le ministère, toutes les mesures de précaution ont été prises dès l’arrivée du patient sur le territoire afin d’éviter tout risque de contamination, tandis que les autorités sanitaires assurent un suivi permanent de la situation.
Modes de transmission du virus Ebola
La maladie à virus Ebola est une infection grave et souvent mortelle. Elle se transmet initialement de l’animal à l’homme, puis de personne à personne par contact direct avec les fluides corporels d’une personne infectée (sang, salive, urine, sueur, vomissements, entre autres), ainsi qu’avec les corps de personnes décédées du virus, les objets contaminés ou encore la viande de brousse provenant d’animaux infectés.