To Lam, déjà secrétaire général du Parti communiste vietnamien, a été élu président de la République par l’Assemblée nationale, à l’unanimité des députés.
À l’issue de sa prestation de serment ce mardi 7 avril, il a qualifié cette nomination d’« immense honneur », mais aussi de « responsabilité et de devoir sacré et noble ». Son discours d’investiture a été retransmis en direct à la radio et à la télévision nationales.
Selon le président de l’Assemblée nationale, Tran Thanh Man, « 100 % des députés ont approuvé la résolution portant élection du camarade To Lam à la présidence pour le mandat 2026-2031 ». Déjà reconduit en janvier à la tête du Parti communiste pour cinq ans, To Lam devient ainsi la première personnalité à cumuler les deux plus hautes fonctions du pays, marquant une concentration inédite du pouvoir au sommet de l’État.
To Lam, un tournant politique et des réformes accélérées
Arrivé à la tête du Parti communiste après la mort de Nguyen Phu Trong en 2024, To Lam s’est rapidement distingué par l’intensité de ses réformes. Il a engagé une vaste restructuration administrative, entraînant la suppression de plusieurs ministères et agences, ainsi que la réduction d’environ 150 000 postes dans la fonction publique. Parallèlement, il a lancé de grands projets d’infrastructures destinés à moderniser le pays.
Dans la continuité de ce recentrage du pouvoir, le Parlement a également élu Le Minh Hung, ancien banquier central et proche de To Lam, au poste de Premier ministre, confirmant l’orientation politique actuelle du Vietnam.