À moins de deux mois du coup d’envoi de la Coupe du monde 2026, prévue du 11 juin au 19 juillet aux États-Unis, au Mexique et au Canada, la FIFA affine les contours organisationnels et financiers de la compétition. Réuni mardi à Vancouver, son Conseil a annoncé une hausse substantielle des dotations destinées aux 48 nations participantes.
L’enveloppe globale allouée aux fédérations atteint désormais 871 millions de dollars, soit une progression de 15 % par rapport aux 727 millions annoncés en décembre dernier. L’instance justifie cette revalorisation par le « succès commercial du tournoi masculin », alors que plusieurs associations membres avaient exprimé leurs inquiétudes face à l’explosion des coûts logistiques, fiscaux et opérationnels liés à leur participation.
Dans le détail, la prime de préparation grimpe de 1,5 à 2,5 millions de dollars, tandis que la dotation de participation passe de 9 à 10 millions. Les aides destinées au soutien des délégations ainsi que les contingents de billets attribués aux sélections sont également revus à la hausse.
Le président de la FIFA, Gianni Infantino, s’est félicité d’une « santé financière inédite » permettant selon lui de soutenir les associations membres « comme jamais auparavant ». L’organisation table d’ailleurs sur 13 milliards de dollars de recettes sur son cycle quadriennal, dont l’apogée sera ce Mondial nord-américain. Quant au futur champion du monde, il empochera 50 millions de dollars après la finale programmée le 19 juillet à New York.
Nouvelles sanctions disciplinaires : la FIFA muscle sa lutte contre le racisme et les contestations
Outre le volet financier, la FIFA a également procédé à plusieurs ajustements réglementaires destinés à renforcer la discipline sur les terrains.
Désormais, tout joueur se couvrant la bouche lors d’une altercation avec un adversaire pourra être sanctionné d’un carton rouge. Cette disposition intervient après la controverse née en février autour de l’ailier argentin Gianluca Prestianni, accusé d’avoir tenu des propos racistes à l’encontre de Vinicius Jr. en dissimulant ses lèvres lors d’une rencontre de Ligue des champions.
La FIFA entend également mettre fin aux protestations collectives spectaculaires : tout joueur quittant volontairement le terrain pour contester une décision arbitrale s’exposera lui aussi à une expulsion immédiate. Une mesure inspirée par la vive polémique née lors de la finale de la CAN, marquée par la sortie momentanée des joueurs du Sénégal après un penalty sifflé en faveur du Maroc.
Par ailleurs, l’instance a précisé le mécanisme de remise à zéro des avertissements : les cartons jaunes récoltés en phase de groupes seront effacés avant les matches à élimination directe, puis de nouveau après les quarts de finale.
Enfin, dans une décision à forte portée symbolique, la FIFA a ouvert la voie à l’intégration de l’équipe des réfugiées afghanes dans ses compétitions internationales, offrant ainsi une reconnaissance aux joueuses contraintes à l’exil depuis le retour des talibans au pouvoir en 2021.