Une réunion aussi rare que controversée s’est tenu ce mardi 31 mars aux États-Unis : celle de la God Squad, surnommée « l’équipe divine ». Derrière cette appellation provocatrice se cache le comité des espèces menacées, une instance dotée d’un pouvoir considérable. Elle peut en effet autoriser des projets susceptibles de nuire à la faune protégée.
L’objectif de cette session est clair : lever les obstacles réglementaires afin de faciliter les activités de forage pétrolier et gazier dans le golfe du Mexique. Dans les faits, ce comité peut aller jusqu’à annuler les protections accordées à certaines espèces en danger, telles que prévues par la loi sur les espèces menacées (Endangered Species Act), adoptée en 1973.
God Squad : Un pouvoir controversé face à des espèces en péril
Composé de sept membres, officiellement réunis au sein du comité des espèces menacées, l’organisme est présidé par le secrétaire américain à l’Intérieur, Doug Burgum, chargé notamment de la gestion des ressources naturelles et des terres fédérales.
Sa convocation reste exceptionnelle. Celle du 31 mars intervient à la demande du ministère de la Défense, qui invoque la « sécurité nationale » pour justifier l’assouplissement des règles encadrant l’exploration et l’exploitation des hydrocarbures dans le golfe du Mexique.
Concrètement, cette démarche pourrait entraîner l’abandon de mesures de protection concernant des dizaines d’espèces menacées. Parmi elles figure la baleine de Rice, devenue emblématique : sa population, drastiquement réduite après la marée noire de la plateforme Deepwater Horizon en 2010, ne compte aujourd’hui plus que 51 individus.