Ce jeudi 12 mars, l’administration des Etats-Unis a annoncé le lancement d’une nouvelle série d’enquêtes commerciales visant soixante pays, parmi lesquels des membres de l’Union européenne, la Chine et le Japon.
L’objectif : vérifier d’éventuels manquements à la lutte contre le travail forcé, qui pourraient justifier l’imposition de nouveaux droits de douane. Cette initiative intervient après l’annulation, en février, par la Cour suprême d’une grande partie des taxes précédemment instaurées par l’administration Trump.
Les Etats-Unis cherche à rétablir ses droits de douane
Selon le bureau du représentant américain au Commerce (USTR), ces enquêtes visent à documenter les pratiques économiques des pays ciblés et à évaluer leur conformité à l’interdiction d’importer des biens produits grâce au travail forcé. « Depuis trop longtemps, les travailleurs et les entreprises américains subissent la concurrence de fabricants étrangers bénéficiant d’avantages artificiels », a souligné Jamieson Greer, envoyé au commerce américain.
Parmi les pays visés figurent l’Argentine, l’Australie, le Brésil, l’Inde et le Mexique. L’Union européenne a averti qu’elle répondrait « avec fermeté » à toute violation commerciale, tandis que Pékin a dénoncé une « manipulation politique ». Les enquêtes devraient durer plusieurs mois et pourraient conduire à l’instauration de nouveaux droits de douane.