Le Mali traverse une nouvelle phase de tension sécuritaire marquée par une recrudescence d’attaques armées aux abords de Bamako. Les 25 et 26 avril, des groupes jihadistes affiliés au Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM), lié à Al-Qaïda, ainsi que des éléments de la rébellion du Front de libération de l’Azawad (FLA), ont mené des opérations d’envergure dans plusieurs zones.
Depuis le 30 avril, ces groupes imposent également un blocus sur plusieurs axes routiers menant à la capitale, perturbant fortement la circulation des personnes et des biens. Cette situation fragilise davantage une économie déjà éprouvée par plus d’une décennie d’instabilité.
Pression sur les approvisionnements à l’approche de la Tabaski au Mali
Samedi, un convoi de véhicules a été attaqué puis incendié dans la zone de la forêt classée de Faya, à environ 40 kilomètres de Bamako sur l’axe de Ségou, selon des témoins et un élu local. Plusieurs bus auraient été touchés, et des tirs auraient fait des blessés parmi les passagers, d’après des témoignages concordants.
Ces incidents s’ajoutent à une série d’attaques visant des convois de transport depuis l’instauration du blocus, notamment des camions de marchandises et de bétail. À l’approche de la fête de la Tabaski, cette insécurité perturbe fortement l’approvisionnement de la capitale en moutons, traditionnellement très nombreux en cette période. Plusieurs marchés à bétail ont été déplacés, accentuant encore les tensions sur l’offre, selon des acteurs du secteur.