Un avion porté disparu après le décollage d’Ankara
L’avion, un jet d’affaires de type Falcon 50, avait quitté l’aéroport d’Ankara-Esenboga en début de soirée, à destination de Tripoli. Moins de quarante minutes après le décollage, le contact a été perdu avec l’appareil. Selon les autorités turques, une demande d’atterrissage d’urgence avait été signalée près de la zone de Haymana, au sud de la capitale, avant toute communication ne soit définitivement interrompue.
Plusieurs heures plus tard, les équipes de secours ont retrouvé l’épave de l’avion dans une zone rurale, à environ cinquante kilomètres au sud-est d’Ankara. Les opérations de recherche ont confirmé qu’aucun des occupants n’avait survécu au crash.
Les autorités confirment la mort du général Al-Haddad
La disparition puis le décès du général Mohamed Al-Haddad ont été officiellement confirmés dans la soirée. Le Premier ministre libyen Abdelhamid Dbeibah a exprimé sa « profonde tristesse » face à la perte du chef d’état-major général de l’armée libyenne, saluant une figure centrale de l’institution militaire du pays.
À bord de l’appareil se trouvaient cinq personnes, dont le général Al-Haddad, qui occupait un rôle stratégique dans la coordination des forces armées libyennes, dans un contexte politique et sécuritaire toujours fragile.
Des circonstances encore floues
À ce stade, aucune hypothèse officielle n’a été avancée sur les causes exactes de l’accident. Toutefois, peu après l’annonce de la perte de contact, plusieurs chaînes de télévision turques privées ont diffusé des images montrant une lueur dans le ciel, semblable à une explosion, dans la zone où l’avion aurait émis son dernier signal.
Les autorités turques ont indiqué qu’une enquête complète serait ouverte afin de déterminer les circonstances précises du crash, sans privilégier pour l’instant la piste d’un accident technique ou d’un autre scénario.
Un drame sur fond de relations étroites entre Tripoli et Ankara
Ce drame intervient dans un contexte de relations étroites entre la Turquie et le gouvernement de Tripoli. Ankara est l’un des principaux soutiens politiques, économiques et militaires des autorités libyennes reconnues par la communauté internationale. La visite du chef d’état-major s’inscrivait dans ce cadre de coopération stratégique.
La mort de Mohamed Al-Haddad constitue un choc majeur pour l’appareil militaire libyen et pourrait avoir des répercussions sur l’équilibre sécuritaire du pays, déjà confronté à de nombreuses tensions internes.
Avec Affairage.ci