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Burkina Faso : Guy Hervé Kam hospitalisé sous escorte militaire, deux imams interdits de prêche

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À Ouagadougou, l’opposant Guy Hervé Kam a été hospitalisé sous forte surveillance militaire, tandis que deux imams, Omar Sankara et Idrissa Sawadogo, ont été interdits de prêche dans un contexte de durcissement sécuritaire au Burkina Faso.
Burkina Faso : Guy Hervé Kam hospitalisé sous escorte militaire, deux imams interdits de prêche
L’avocat burkinabé Guy-Hervé Kam en novembre 2014. ISSOUF SANOGO / AFP

À Ouagadougou, l’avocat et co-fondateur du mouvement Balai citoyen, Guy Hervé Kam, détenu depuis janvier 2024 pour « complot contre la sûreté de l’État », a été hospitalisé pendant une semaine en juin dans la capitale burkinabè. Souffrant de douleurs à l’épaule et au dos, l’opposant a été transféré de la Maison d’arrêt et de correction de Ouagadougou (MACA) vers la polyclinique internationale de Ouaga 2000 le 3 juin dernier.

Ce déplacement, loin d’être ordinaire, a nécessité un important dispositif sécuritaire composé d’environ cinquante militaires et de véhicules blindés, avec un bouclage strict du secteur. L’établissement de santé a dû composer avec une présence militaire particulièrement pesante, limitant les mouvements du personnel et des patients. Après une semaine de soins et d’examens, Guy Hervé Kam a regagné sa cellule le 10 juin. Son état de santé s’est depuis amélioré, selon plusieurs sources, bien qu’il demeure sous surveillance médicale et carcérale étroite.

Au Burkina Faso, deux imams interdits de prêche

Dans le même temps, les autorités du Burkina Faso ont annoncé l’interdiction de prédication visant deux figures religieuses musulmanes, Omar Sankara et Idrissa Sawadogo. Par arrêtés signés le 23 juin 2026 par le ministère de l’Administration territoriale, les deux prédicateurs sont désormais privés de toute activité de prêche et d’enseignement religieux sur l’ensemble du territoire.

Le gouvernement justifie cette décision par la diffusion de propos jugés radicaux et susceptibles de menacer la cohésion sociale. Cette mesure s’inscrit dans une dynamique plus large de renforcement du contrôle des activités religieuses, alors que les autorités multiplient les initiatives réglementaires et les restrictions visant certains lieux de culte.

Ces deux affaires, bien que distinctes, s’inscrivent dans un même contexte politique marqué par un durcissement du contrôle étatique. L’opposant politique, accusé de menacer la sûreté de l’État, et les prédicateurs sanctionnés pour leurs discours illustrent, chacun à leur manière, une réduction progressive des espaces d’expression publique dans un Burkina Faso confronté à de fortes tensions sécuritaires et politiques.

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