Des poursuites pour outrage et atteinte aux institutions
Âgé de 67 ans et membre du Conseil national de transition du Mali, Mahamadou Gassama est poursuivi pour outrage au président de la République de Côte d’Ivoire et atteinte aux institutions ivoiriennes. Il encourt une lourde peine à l’issue de cette procédure judiciaire.
Une affaire née d’une vidéo sur les réseaux sociaux
Les faits remontent à 2024, lorsque Mahamadou Gassama a été interpellé en Côte d’Ivoire par la Direction de la surveillance du territoire. En cause, une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux dans laquelle il affirmait que le président Alassane Ouattara « n’est pas Ivoirien », le qualifiant également de « déstabilisateur » et d’« ennemi du Mali ».
Le parquet réclame une sanction exemplaire
Le ministère public a estimé que ces propos constituaient un « mépris à l’égard des institutions de la République ». Le prévenu ayant reconnu l’intégralité de ses déclarations, le parquet a requis cinq ans d’emprisonnement ferme et une amende de 500 000 FCFA, jugeant les faits « inacceptables ».
Des excuses présentées à la barre
À l’audience, Mahamadou Gassama, vêtu d’un boubou bleu sombre, s’est exprimé en français et a présenté ses excuses. « Je présente mes excuses au grand frère, à tout le peuple ivoirien et à toute sa famille », a-t-il déclaré devant le tribunal.
La défense plaide la clémence
Assuré par Me Mamadou Ismaïla Konaté, ancien ministre malien de la Justice, le député a plaidé coupable. Son avocat a sollicité la clémence de la juridiction, rappelant que son client est déjà en détention provisoire depuis six mois. « Vous avez en face de vous une proie et non un adversaire », a-t-il affirmé. Le tribunal a mis sa décision en délibéré au 30 janvier 2026.