La Coupe du Monde 2026 vient de s’achever, ravivant déjà les spéculations autour de l’organisation future du plus grand événement footballistique mondial. Et si la France se positionnait à son tour ? L’idée séduit, mais les obstacles sont nombreux et les chances de voir un Mondial tricolore restent aujourd’hui limitées.
Paris 2024 a envoyé un message fort : la France possède les capacités pour accueillir des compétitions internationales majeures. Organisation millimétrée, succès populaire et infrastructures adaptées ont permis à l’Hexagone de retrouver une place centrale sur la scène sportive mondiale. Une dynamique qui devrait se poursuivre avec les Jeux olympiques d’hiver des Alpes en 2030.
Portés par cette réussite, certains acteurs du sport français veulent désormais aller plus loin. L’association Territoires d’événements sportifs (TES) milite notamment pour une nouvelle candidature d’envergure dans le football. L’objectif ultime ? Voir la France accueillir la Coupe du Monde 2038, un projet ambitieux qui fait déjà rêver certains dirigeants.
Coupe du Monde 2038 : un dossier solide, mais la FIFA pourrait fermer la porte aux ambitions françaises
Sur le papier, la candidature française dispose de sérieux arguments. Le pays bénéficie d’équipements modernes, de stades déjà opérationnels et d’une expérience reconnue dans l’organisation de grands événements. Dans un rapport dévoilé par L’Équipe, TES souligne même que « face à la pénurie de candidatures et à l’accroissement du nombre, des formats et des exigences des compétitions, la France présente l’avantage d’être l’un des derniers pays en capacité d’organiser seul des grands événements sportifs de cette nature ».
Une organisation conjointe avec l’Allemagne serait également envisagée afin de réduire l’impact environnemental et de renforcer la crédibilité du projet.
Mais l’équation est loin d’être simple. Le principal obstacle se trouve du côté de la FIFA et de ses règles d’alternance continentale, dont les contours restent encore incertains. Après un Mondial 2030 réparti entre l’Europe, l’Afrique et l’Amérique du Sud, puis une édition 2034 attribuée à l’Arabie saoudite, la question demeure : l’Europe pourra-t-elle réellement prétendre accueillir le tournoi en 2038 ?
À cette incertitude sportive s’ajoute une dimension géopolitique majeure. Depuis la réforme du processus d’attribution, la décision revient désormais aux 211 fédérations membres de la FIFA. Un vote devenu un véritable exercice diplomatique, où l’influence politique et le lobbying des États jouent un rôle déterminant.
La France dispose donc d’atouts considérables, mais elle ignore encore si elle aura simplement la possibilité d’entrer dans la course. Le rêve d’un Mondial 2038 reste possible, mais la bataille s’annonce particulièrement complexe.