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Philippines : ouverture du procès en destitution de la vice-présidente Sara Duterte au Sénat

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Le procès en destitution de la vice-présidente Sara Duterte s’est ouvert au Sénat des Philippines. Accusée de corruption et de menaces de mort contre le président Marcos Jr, elle risque l’inéligibilité à vie dans une affaire aux lourds enjeux politiques.
Philippines : ouverture du procès en destitution de la vice-présidente Sara Duterte au Sénat
Vice-présidente Sara Duterte. PHOTO INQUIRER / GRIG C. MONTEGRANDE

Le procès en destitution de la vice-présidente des Philippines, Sara Duterte, s’est ouvert lundi devant la chambre haute. Âgée de 48 ans, elle fait face à des accusations de malversations, de corruption et de menaces de mort visant le président Ferdinand Marcos Jr ainsi que son épouse.

Initiée après le vote de 257 députés sur 318 à la Chambre des représentants aux Philippines, la procédure doit désormais franchir l’étape du Sénat, où une majorité des deux tiers des 24 sénateurs est requise pour entraîner sa destitution et une éventuelle inéligibilité à vie. Absente lors de l’audience, Sara Duterte est représentée par ses avocats, tandis que le procès pourrait s’étendre sur plusieurs semaines, voire plusieurs mois.

Aux Philippines, un climat politique explosif autour de l’ancienne alliée de Marcos

Initialement alliée du camp présidentiel, Sara Duterte s’était imposée comme colistière de Ferdinand Marcos Jr lors de l’élection de 2022, avec des ambitions affichées pour la présidentielle de 2028. Mais les tensions entre les deux figures ont rapidement éclaté, notamment après sa nomination au ministère de l’Éducation, loin du portefeuille de la Défense qu’elle convoitait.

Depuis, la rupture s’est aggravée : démission du gouvernement en 2024, accusations de mauvaise gestion budgétaire et controverses politiques, dont des déclarations explosives sur de supposés complots et menaces contre le chef de l’État. Dans ce contexte, plusieurs de ses soutiens au Sénat ont été fragilisés, tandis que des figures politiques clés comme le sénateur Ronald Dela Rosa restent absentes de la scène parlementaire pour des raisons judiciaires liées à la CPI.

Ancien président controversé et père de la vice-présidente, Rodrigo Duterte continue également de peser dans l’arrière-plan politique du pays, marqué par des rivalités de factions et des stratégies de succession déjà lancées en vue de 2028.

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