Les États-Unis et l’Iran ont annoncé être parvenus à un protocole d’accord de paix couvrant plusieurs fronts, dont le Liban, dans l’objectif de mettre fin à la guerre au Moyen-Orient déclenchée le 28 février et de permettre la réouverture du détroit d’Ormuz. L’annonce, relayée dans la nuit par le Pakistan, principal médiateur du processus, intervient après de longues semaines de négociations menées également avec la participation du Qatar.
Selon les éléments communiqués par les médiateurs, le texte prévoit un arrêt des hostilités sur l’ensemble des théâtres d’opérations, y compris au Liban, jusque-là traité séparément dans les discussions. Sur ce front, les combats ont causé plus de 3 700 morts depuis mars dernier. Le détroit d’Ormuz, axe stratégique majeur du commerce énergétique mondial, devrait être rouvert dès vendredi, selon les déclarations américaines, tandis que les modalités techniques restent à finaliser dans les prochains jours.
États-Unis–Iran : un accord encore non publié et des zones d’ombre majeures
Aucune version officielle du protocole d’accord n’a, à ce stade, été rendue publique. Les contours connus reposent sur les informations des médiateurs et des déclarations américaines. Parmi les points les plus sensibles figurent le programme nucléaire iranien, la gestion des stocks d’uranium enrichi et les conditions de levée progressive des sanctions.
Le vice-président américain J. D. Vance a indiqué que l’Iran s’engagerait à ne pas acquérir l’arme nucléaire, en contrepartie d’un allègement progressif des sanctions, conditionné au respect vérifié de ses engagements. Le dispositif prévoit également une période de transition diplomatique de 60 jours pour finaliser les aspects techniques, une phase jugée critique par les observateurs, dans un contexte régional toujours instable impliquant notamment l’Israël et le mouvement Hezbollah au Liban.
Washington met en avant les bénéfices économiques potentiels de l’accord, tant pour l’Iran, fragilisé par les sanctions, que pour la stabilité des marchés énergétiques. Mais plusieurs acteurs régionaux et internationaux pourraient encore tenter de compromettre le processus, alors que les précédentes trêves, notamment au Liban, n’ont jamais été pleinement respectées.