Au moins huit personnes ont perdu la vie et une quarantaine d’autres ont été blessées dans l’incendie d’un centre commercial survenu dans la ville d’Andisheh, à une trentaine de kilomètres de Téhéran, a rapporté mercredi la télévision d’État iranienne.
Le feu s’est déclaré mardi dans cet important complexe qui abrite près de 250 commerces ainsi qu’une cinquantaine de bureaux, selon les autorités locales. Des images relayées par les médias iraniens montrent plusieurs niveaux entièrement embrasés, tandis qu’un épais panache de fumée noire s’élevait au-dessus du bâtiment.
Face à l’ampleur du drame, le parquet a annoncé l’ouverture d’une enquête pour établir les circonstances exactes de l’incendie. Un mandat d’arrêt a également été délivré contre le constructeur de l’immeuble, signe des premières interrogations sur la conformité et la sécurité du site.
Incendie près de Téhéran : une série de catastrophes qui relance la question de la sécurité
Bien que les incendies soient relativement fréquents en Iran, ils causent rarement un bilan humain aussi lourd. Ce nouvel accident ravive toutefois les inquiétudes autour des normes de construction et des dispositifs de prévention dans les bâtiments accueillant du public.
Le pays a déjà été marqué par plusieurs tragédies similaires ces dernières années. En juin 2020, l’explosion d’une clinique dans le nord de Téhéran, provoquée par l’embrasement de bonbonnes de gaz, avait fait au moins 19 morts. Trois ans plus tôt, en janvier 2017, l’incendie d’un centre commercial de 15 étages dans la capitale avait coûté la vie à au moins 22 personnes, parmi lesquelles 16 pompiers engagés dans les secours.
Ce nouveau drame pourrait ainsi relancer le débat sur la responsabilité des promoteurs immobiliers et le contrôle des infrastructures en Iran.