En Chine, le gouvernement a annoncé samedi qu’il ne se conformerait pas aux sanctions imposées par les États-Unis contre cinq sociétés chinoises accusées d’acheter du pétrole iranien. Washington cherche depuis plusieurs mois à limiter les exportations pétrolières de l’Iran, notamment en ciblant des raffineries chinoises qui profitent de brut à bas coût en provenance de la République islamique.
Dans une déclaration, le ministère chinois du Commerce estime que ces mesures « ne doivent être ni reconnues, ni mises en œuvre, ni respectées », affirmant qu’elles entravent les échanges économiques normaux entre entreprises chinoises et pays tiers. Pékin réaffirme également son opposition de principe aux sanctions unilatérales qu’il juge contraires au droit international et aux règles fondamentales des relations entre États.
Tensions persistantes entre les Etats-Unis, l’Iran et la Chine
Les autorités chinoises visent notamment cinq entreprises situées dans les provinces du Shandong et du Hebei, accusées d’activités liées au commerce pétrolier iranien. De son côté, Washington a récemment renforcé ses propres sanctions, visant une autre société chinoise soupçonnée d’avoir importé d’importantes quantités de pétrole iranien, générant des revenus considérables pour Téhéran.
Ces nouvelles mesures s’inscrivent dans un contexte de fortes tensions diplomatiques, alors que les relations entre les États-Unis et l’Iran restent bloquées depuis les frappes américano-israéliennes de fin février. Cette situation intervient également à l’approche d’une rencontre prévue entre le président américain Donald Trump et son homologue chinois Xi Jinping, ajoutant une dimension supplémentaire aux frictions entre les deux puissances.