Selon la police du Pakistan, l’attaque a eu lieu à 08 h 10 locales. Trois assaillants ont ciblé le poste de garde du quartier général de la police frontalière. Deux d’entre eux ont réussi à pénétrer à l’intérieur avant d’être neutralisés.
Un journaliste de l’AFP présent sur les lieux a observé les dépouilles des assaillants présumés, des traces de sang sur la route et une porte criblée de balles. Les forces de sécurité ont lancé une opération de sécurisation pour s’assurer qu’aucune munition non explosée ne restait sur place.
Réaction des autorités
Le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif a condamné l’attaque et promis que les responsables seraient punis, réaffirmant sa volonté « d’éradiquer le terrorisme ».
Zulfiqar Hameed, inspecteur général de la police de Peshawar, a indiqué que l’opération de nettoyage était terminée et que le site avait été sécurisé.
Contexte sécuritaire et tensions avec l’Afghanistan
Le Pakistan accuse régulièrement l’Afghanistan de protéger des groupes terroristes, notamment les talibans pakistanais (TTP), ce que Kaboul dément. Le 11 novembre, un attentat à la bombe à Islamabad avait fait 12 morts et des dizaines de blessés. Cette attaque avait été revendiquée par une faction des TTP et, selon Islamabad, orchestrée depuis l’Afghanistan. Quatre suspects ont été arrêtés.
Les relations entre les deux pays se sont fortement détériorées à la mi-octobre, lors d’affrontements principalement frontaliers, qui ont parfois débordé jusqu’à Kaboul. Une trêve fragile a été négociée, mais ses contours restent flous, les discussions étant bloquées sur des questions de sécurité.
Une année particulièrement meurtrière
L’année 2024 est la plus meurtrière pour le Pakistan depuis près d’une décennie, avec plus de 1 600 victimes liées aux violences terroristes.