La mosquée Imam Ali bin Abi Taleb visée
En Syrie, l’explosion a eu lieu à l’intérieur de la mosquée Imam Ali bin Abi Taleb, située dans le quartier de Wadi al-Dahab, une zone majoritairement alaouite de la ville de Homs. Les forces de sécurité ont rapidement bouclé le secteur et lancé les investigations, selon Mohamed Errami.
Une « explosion terroriste », selon les autorités
Dans un communiqué, le ministère syrien de l’Intérieur a qualifié les faits d’« explosion terroriste », précisant qu’au moins huit personnes ont été tuées et 21 blessées. Un premier bilan, publié par l’agence officielle Sana, faisait état de six morts. Le ministère indique que l’attaque s’est produite pendant la prière du vendredi, dans la rue Al-Khadri, à Wadi al-Dahab.
Des engins explosifs à l’origine de la déflagration
Selon les premiers éléments de l’enquête cités par Sana, l’explosion aurait été causée par des engins explosifs placés à l’intérieur de la mosquée. Des photos diffusées par l’agence montrent un mur endommagé, avec des traces noircies laissées par la déflagration.
Attentat revendiqué par un groupuscule extrémiste
L’attentat a été revendiqué sur Telegram par le groupuscule extrémiste sunnite Saraya Ansar al-Sunna. Le groupe affirme que ses combattants ont déclenché plusieurs explosions et promet de poursuivre ses attaques contre ceux qu’il qualifie « d’infidèles et d’apostats ». Cette organisation avait déjà revendiqué un attentat-suicide contre une église de Damas en juin 2025.
Damas dénonce une tentative de déstabilisation
Le ministère syrien des Affaires étrangères a condamné un « acte criminel lâche », dénonçant une nouvelle tentative visant à semer le chaos et à porter atteinte à la sécurité et à la stabilité du pays. Les autorités assurent que les responsables seront poursuivis et que la lutte contre le terrorisme se poursuivra.
Un quartier sensible, marqué par les tensions communautaires
Wadi al-Dahab est un quartier sensible de Homs, où résident de nombreux membres de la communauté alaouite, historiquement liée à l’appareil d’État syrien. Les attaques visant des lieux de culte restent rares, mais elles risquent d’exacerber les tensions communautaires dans un pays profondément marqué par des années de guerre.
Une communauté alaouite sous pression depuis 2024
La communauté alaouite, dont est issu l’ancien président Bachar al-Assad, renversé en décembre 2024 par une coalition de groupes rebelles islamistes sunnites dirigée par Ahmed al-Charaa, est régulièrement la cible d’attaques. Selon une commission d’enquête nationale, au moins 1 426 de ses membres ont été tués lors d’affrontements en mars dernier dans l’ouest du pays. L’Observatoire syrien des droits de l’homme avance un bilan supérieur à 1 700 victimes, majoritairement alaouites.
Avec Affairage.ci