L’Arabie saoudite fait face à une nouvelle montée des tensions régionales. Lundi 27 juillet, son ministère de la Défense a annoncé avoir neutralisé plusieurs drones qui se dirigeaient vers des installations pétrolières stratégiques. Riyad attribue cette attaque à des groupes armés soutenus par l’Iran.
Riyad accuse des milices pro-iraniennes après l’attaque en Arabie saoudite
Selon les autorités saoudiennes, les drones ont été lancés depuis le territoire irakien avant d’être interceptés par les systèmes de défense du royaume. Dans un communiqué, le ministère de la Défense dénonce des « attaques terroristes » menées par des milices appuyées par l’Iran.
Le gouvernement saoudien appelle également Bagdad à renforcer le contrôle de son territoire afin d’empêcher que celui-ci soit utilisé comme base de départ pour de nouvelles offensives contre le royaume.
Cette attaque survient alors qu’une accalmie était observée depuis samedi dans les affrontements entre les États-Unis et l’Iran, après treize jours de combats. Depuis la reprise des tensions entre Washington et Téhéran au début du mois, aucun groupe armé pro-iranien basé en Irak n’avait revendiqué d’opération dans la région.
Les infrastructures pétrolières restent une cible privilégiée
Les installations énergétiques saoudiennes demeurent au cœur des préoccupations sécuritaires. Lors de la précédente phase du conflit régional, Riyad et plusieurs pays du Golfe avaient déjà accusé des groupes pro-iraniens d’avoir orchestré des attaques contre leurs territoires.
Parallèlement, les rebelles houthis du Yémen, soutenus par l’Iran, ont revendiqué de nouvelles frappes de drones contre des infrastructures pétrolières saoudiennes. Leur porte-parole militaire, Yahya Saree, affirme que plusieurs « cibles sensibles » liées au transport du pétrole brut entre l’est du pays et le port de Yanbu, sur la mer Rouge, ont été visées.
Une reprise des hostilités qui ravive les inquiétudes
Les tensions entre Riyad et les Houthis se sont intensifiées depuis la reprise des combats le 13 juillet, mettant un terme à quatre années de trêve. Quelques jours plus tard, le 20 juillet, les rebelles yéménites ont annoncé leur intention de perturber le trafic maritime en mer Rouge et dans le golfe d’Aden pour les navires saoudiens.
Les Houthis avaient déjà revendiqué une attaque contre des sites pétroliers saoudiens samedi, présentée comme une riposte aux frappes menées par Riyad.
En parallèle des accusations visant les milices présentes en Irak, cette nouvelle offensive souligne la persistance des menaces qui pèsent sur les infrastructures énergétiques du royaume.