Selon le Centcom, 150 prisonniers ont déjà été transférés depuis Hassaké. L’armée américaine souligne que ce mouvement vise à prévenir les évasions et à limiter les risques sécuritaires liés à l’instabilité croissante dans la région.
Réactions contrastées en Irak concnernant les prisonniers
L’annonce a surpris et inquiété la population irakienne, rapporte Marie-Charlotte Roupie, notre envoyée spéciale à Erbil. Certains analystes considèrent que ce transfert est préférable à la dispersion des détenus dans la nature, surtout après la diffusion d’images de prisons ouvertes dans le nord-est syrien, suite au recul des forces kurdes face à l’armée syrienne.
D’autres critiques pointent le manque de communication du gouvernement irakien et s’interrogent sur les risques liés au retour de combattants de l’EI dans un pays où les prisons sont déjà surchargées. Cette décision intervient dans un contexte de tensions croissantes entre l’Irak et la Syrie, les autorités irakiennes ayant récemment renforcé leurs frontières.
Du côté américain, le Centcom insiste sur l’importance d’un transfert « ordonné et sécurisé » pour protéger les États-Unis et la région. Washington considère également que la mission initiale des Forces démocratiques syriennes, majoritairement kurdes, de lutte contre l’EI, est en grande partie accomplie, alors que Damas souhaite reprendre le contrôle des centres de détention.