Le chef de l’opposition israélienne, Yaïr Lapid, a vivement critiqué jeudi le gouvernement de Benyamin Netanyahou, qu’il accuse de conduire Israël vers un « désastre sécuritaire » dans un contexte de pénurie de soldats, au 27e jour du conflit au Moyen-Orient déclenché après l’intervention d’Israël et des États-Unis.
Dans une déclaration télévisée, il a salué le courage des militaires israéliens tout en alertant sur l’état des forces armées : « Nos pilotes, nos combattants écrivent en ce moment même des chapitres glorieux de l’histoire de l’État d’Israël (…) Mais Tsahal est poussée à bout, au-delà de ses limites », a-t-il déclaré, accusant le gouvernement d’abandonner une armée « blessée » et livrée à elle-même.
Tensions sur les effectifs militaires et appel à la conscription des ultra-orthodoxes, selon Lapid
Reprenant des informations relayées dans la presse israélienne sur un avertissement du chef d’état-major Eyal Zamir, Yaïr Lapid a évoqué une armée « au bord de l’effondrement » et des réservistes mobilisés à répétition, jusqu’à leur sixième ou septième rotation. Selon lui, ces derniers sont « exténués et épuisés » et ne peuvent plus répondre efficacement aux exigences sécuritaires.
Face à cette situation, il a dénoncé une stratégie gouvernementale qu’il juge désorganisée et insuffisamment dotée en effectifs, appelant notamment à mettre fin aux exemptions de conscription des juifs ultra-orthodoxes. Il a également exhorté l’exécutif à cesser de financer ceux qu’il accuse de se soustraire au service militaire et à recourir, si nécessaire, à la police militaire pour faire respecter les obligations de conscription.