Les États-Unis et l’Iran ont annoncé un cessez-le-feu de deux semaines, conclu à la dernière minute, en échange d’une réouverture du détroit d’Ormuz. L’accord est intervenu un peu plus d’une heure avant l’expiration de l’ultimatum lancé par Donald Trump, qui menaçait de frapper durement la République islamique.
Le président américain a salué une « victoire totale et complète », sans préciser s’il remettrait à exécution ses menaces en cas d’échec de l’accord. Il a également évoqué le rôle de la Chine dans la reprise des négociations et assuré que Washington contribuerait à fluidifier le trafic dans le détroit stratégique. Dans la foulée, les marchés ont réagi : les prix du pétrole, tant le Brent que le WTI, ont chuté de plus de 15 %, repassant sous les 100 dollars le baril.
États-Unis–Iran : réactions internationales contrastées et incertitudes régionales
En France, Emmanuel Macron a salué une « très bonne chose » lors d’un conseil de défense à l’Élysée, appelant à élargir la trêve, notamment au Liban. Une position qui contraste avec celle d’Israël : le gouvernement dirigé par Benjamin Netanyahu affirme que l’accord « n’inclut pas le Liban », où l’armée israélienne poursuit ses opérations.
De son côté, le Pakistan, par la voix de Shehbaz Sharif, soutient au contraire que le cessez-le-feu s’applique à l’ensemble de la région, y compris au Liban, revendiquant un rôle de médiateur dans les discussions. Ces divergences d’interprétation illustrent les incertitudes persistantes autour de la portée réelle de l’accord et de son application sur le terrain.