L’armée israélienne a mené une nouvelle opération ciblée contre un haut gradé iranien. Selon le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, Alireza Tangsiri, commandant de la marine des Gardiens de la Révolution, a été « éliminé ». Il était, d’après lui, « en partie directement responsable du minage et du blocage du détroit d’Ormuz », une voie stratégique essentielle pour le commerce énergétique mondial.
Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a confirmé cette version dans un message vidéo, affirmant que Tangsiri « avait beaucoup de sang sur les mains » et portait également la responsabilité de la fermeture du détroit. Israël Katz a par ailleurs averti que les responsables des Gardiens de la Révolution continueraient d’être traqués « un par un ».
Le ministre a présenté cette opération comme un signal fort à destination des alliés des États-Unis, estimant qu’elle contribuait à la réouverture du détroit d’Ormuz, par lequel transite environ 20 % de l’approvisionnement mondial en pétrole et en gaz naturel liquéfié. Fermé de facto depuis le début des hostilités le 28 février, le passage reste sous tension, même si Téhéran a récemment indiqué qu’il demeurait accessible aux « navires non hostiles » en coordination avec les autorités iraniennes.
Israël : Pressions diplomatiques et négociations indirectes
Parallèlement à cette escalade militaire, des discussions indirectes se poursuivent entre l’Iran et les États-Unis. Le Pakistan joue un rôle d’intermédiaire, selon Ishaq Dar, qui évoque la transmission de propositions américaines actuellement à l’étude par Téhéran.
Dans ce contexte, l’ancien président américain Donald Trump a exhorté l’Iran, via sa plateforme Truth Social, à « devenir sérieux avant qu’il ne soit trop tard », menaçant d’une aggravation de la situation en l’absence d’accord.
De leur côté, les États du Golfe souhaitent être associés aux discussions en cours. Jassem Al-Budaiwi a insisté sur la nécessité d’impliquer les pays du Conseil de coopération du Golfe (CCG) dans tout processus de négociation, afin de garantir leur sécurité et leur stabilité dans une région toujours marquée par de fortes tensions.