A Londre, ce lundi 26 janvier, la justice britannique a condamné l’Arabie saoudite à lui verser 3 millions de livres sterling (environ 3,5 millions d’euros) pour les préjudices psychologiques subis. Cette décision intervient après la découverte du piratage de son téléphone en 2018, confirmée par Citizen Lab, laboratoire spécialisé en cybersécurité de l’université de Toronto.
Un précédent majeur pour les droits humains à Londres
Ghanem Al-Dosari avait déjà été victime d’agressions et de pressions liées au régime saoudien, notamment une falsification de chèque, le vol de sa voiture et des tentatives de manipulation par des agents infiltrés à Londres. Son nom figurait également sur une “liste noire” établie par Saoud Al-Qahtani, proche du prince héritier Mohammed ben Salmane.
Pour les experts, cette décision est un signal fort contre la répression transnationale et un précédent important pour les droits humains. “Pendant des années, les victimes d’espionnage ciblé et de répression transnationale n’avaient aucun recours. Les tribunaux britanniques viennent enfin de leur en fournir un”, souligne Ron Deibert, fondateur de Citizen Lab.