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Zelensky affirme ne pas chercher à provoquer une pénurie de carburant en Russie

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Volodymyr Zelensky affirme que l’objectif de l’Ukraine n’est pas de priver la Russie de carburant, mais de contrer la menace militaire de Moscou, alors que les attaques de drones contre les infrastructures russes se multiplient.
Zelensky affirme ne pas chercher à provoquer une pénurie de carburant en Russie
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a rejeté, mercredi 15 juillet, l’idée que l’objectif de Kiev serait de priver la Russie de carburant. S’exprimant lors des commémorations du Jour de l’État ukrainien à Kiev, il a assuré que la priorité de l’Ukraine restait de mettre fin à la menace militaire russe et de construire un avenir intégré à l’Europe, sans guerre ni ingérence de Moscou.

« Notre but principal n’est pas une Russie sans essence », a déclaré le chef de l’État ukrainien, alors que les attaques de drones visant des installations énergétiques russes se sont intensifiées ces derniers mois. Selon lui, ces opérations s’inscrivent dans une stratégie plus large visant à affaiblir les capacités militaires russes et à protéger le territoire ukrainien.

Zelensky a également insisté sur l’ampleur géographique des frappes menées par son armée. Il a notamment cité la distance entre Kiev et la raffinerie d’Omsk, en Sibérie, située à environ 2 884 kilomètres, pour illustrer la portée des drones ukrainiens. Il affirme que plusieurs centaines d’appareils sont engagés quotidiennement contre des raffineries, des infrastructures militaires et des navires liés à la flotte fantôme russe.

Le président ukrainien a par ailleurs balayé les critiques évoquant un possible retour à des méthodes de guerre anciennes, estimant que l’efficacité des opérations devait être jugée uniquement à leurs résultats.

Depuis mars, plus d’une cinquantaine d’attaques auraient visé des installations énergétiques russes et des sites situés en Crimée occupée. Parmi les infrastructures touchées figure notamment la raffinerie de Moscou, dont l’arrêt prolongé a été évoqué par plusieurs sources occidentales.

Après les déclarations de Zelensky, Moscou reconnaît des tensions sur l’approvisionnement en carburant

Les déclarations de Zelensky interviennent alors que la Russie fait face à des difficultés croissantes dans son secteur énergétique. Fin juin, Vladimir Poutine avait reconnu l’existence d’un déficit de carburant, une première depuis le début de l’invasion de l’Ukraine en 2022.

Le président russe avait toutefois affirmé que ces attaques n’avaient aucun effet sur les opérations militaires en Ukraine. Il les avait présentées comme une tentative de provoquer des tensions internes en Russie et de pousser Moscou à accepter des conditions de négociation jugées défavorables.

Face aux perturbations de l’approvisionnement, les autorités russes ont annoncé début juillet une interdiction temporaire totale des exportations de gazole jusqu’au 31 juillet, ainsi que le recours à des importations de produits pétroliers afin de répondre aux besoins du marché intérieur.

Plusieurs régions russes, notamment Penza, Irkoutsk et la Crimée, ont signalé des difficultés d’approvisionnement et déclaré des situations d’urgence locales. Des analystes estiment que le pays traverse l’une de ses plus importantes crises de carburant depuis 2009.

Alors que les perspectives diplomatiques restent incertaines, le Kremlin affirme que la poursuite des frappes ukrainiennes risque de prolonger le conflit. De son côté, Donald Trump a estimé que ces opérations pourraient au contraire encourager Moscou à revenir à la table des négociations.

Aucune nouvelle échéance de discussions entre Kiev et Moscou n’a pour l’heure été annoncée. Volodymyr Zelensky n’a pas précisé si les attaques contre les infrastructures pétrolières russes se poursuivraient au même rythme, seraient intensifiées ou au contraire réduites dans les prochaines semaines.

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